touch the stars go to hell

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drunk poker face / James
le Sam 29 Juin - 0:38 #
"Drunk Poker Face"
look
L’air est lourd. L’été me crève. Passé 25 , je me décompose moléculairement, comme si une saloperie vivante s’était greffé à ma colonne vertébrale pour aspirer mon essence vitale. Elle me vide, je comate sur cette table de bar, dans un coin, à côté de deux potes que j’ai rencontré durant mes années de médecine mais qui ne se sont pas pris de bagnole eux. Qu’est-ce que je peux leur dire? J’évite au max ceux que je connais à l’hosto. Pourquoi? Parce que j’ai encore ma blouse blanche, sans pour autant jamais travailler avec eux. Je pourrais mentir mais je connais tout le monde et ça finirait par tilter dans le cerveau de certains que ça déconne quelque part. Que je peux pas gagner ma paie en squattant le garage souterrain. J’ai jamais été aussi discrêt de ma vie quand je me déplace et pourtant, dieu seul sait que j’ai appris à l’être tôt. Pour échapper à mon père, aux médecins, aux psy, à la diététicienne avec ma bouffe, aux filles, à mon ex fem… putain… je digère toujours pas. Je ne l’aime plus. ça ne devrait pas m’affecter. Pourtant j’en meurs. J’y comprends rien , ça défie ma logique. Avec elle, tout part, ma maison, mon fils, ma vie… Si je retrouve le mec qui conduisait cette bagnole, je le tue, je le découpe et je le fais bouillir pour le donner aux juments de Diomède. J’ai pas encore viré cannibale. Pas encore. Il me fout la rage au ventre, et ma prothèse me fait mal. Comme si elle avait compris que ça la concerne. Ils ont tous bu. La nuit est déjà bien avancée, je sais pas exactement, j’ai la flemme de sortir mon portable. Je suis en repas demain, on est dimanche il me semble. Désaxé temporellement depuis que je dors dans ma bagnole ou au taf… tellement désaxé. J’essaie de retourner dans tous les sens le moment où j’aurais probablement dû faire quelque chose mais je ne vois aucune solution, rien que je n’eusse pu empêcher. Je me pose la question : une situation qui nous échappe peut-elle prendre totalement le dessus au point de nous rendre esclave? Et je repense à ces patients qui sont les miens à présent. Aucune réaction physique de ma part, je fixe ce verre de bière vide. Une ce soir, ça ira très bien… Je me suis déjà beurré ya trois jours et c’est Xun qui en a fait les frais… J’en suis pas fier, en même temps, de quoi est-ce que je suis fier en ce moment? Je me redresse sur les coudes, observant nonchalamment autour de moi. Le paquet de clopes sort de ma poche, l’une se détache sur le coin, je la tire des lèvres et le range, craquant le briquet lentement, alors que la musique se fait plus forte. Ils vont me niquer les tympans. Comment il fait l’autre à côté des enceintes pour pas sentir ses intestins vibrer aux sons des basses? Je vais pas rester. Dehors, il a l’air de faire plus frais, je me pose plus la question. Je me lève, laisse un billet sur la table pour la consommation, billet qu’un pote récupère pour pas qu’il finisse dans la poche d’un petit malin. Je les salue rapidement, épuisé, je dois avoir de belles cernes d’ailleurs. Je suis plus à ça près. Je vais peut être aller pioncer sur un parking d’une plage cette nuit, ça changera. Les clefs de la bagnole me roule dans les doigts, la clope se consommant dans mes lèvres, me frayant un passage entre les corps en sueur et à moitié dessapé qui se frôlent et se bousculent. Une nuage de fumée s’échappe quand je remarque en coin une silhouette qui me dit quelque chose. Intrigué, je ralentis et finit par reculer un peu, ôtant ma clope de mes lèvres. C’est pas le nain du labo lui? Un des bourreaux? J’ai toujours pas compris qu’est-ce qu’une petite gueule de chaton comme lui foutait dans un lien pareil. S’est-il fait piégé comme moi? C’est d’autant plus frappant que la première fois que je l’ai vu je lui ai collé vingt piges tout juste, voir un peu moins. Il est petit et son corps ne semble pas savoir ce que vieillir veut dire. J’espère pour lui qu’il est pas bloqué à la puberté, parce que ça craint. Quoi qu’avoir les hormones en feu en permanence ça doit être pas trop dégueu si on veut se lâcher sans finir nympho bien sûr.
J’ai soudainement un doute sur ce que je viens de penser. Dans le fil de mon esprit, je le vois se faire un peu malmener par d’autres types. Pas ce soir sérieux… j’ai pas envie d’aider les gens. Enfin le gens là en l’occurence, pas parce que c’est lui mais surtout parce que je suis mort… ça tourne au vinaigre et je soupire. Je me déteste. Virage à quatre vingt dix degrés et quelques secondes plus tard, mon bras se tend pour intercepter …. quelque chose. J’ai pas tout compris à ce qui vient de se passer. J’ai pris Tanapon contre le torse. Mon bras s’est instinctivement refermé sur ce que j’ai reçu par réflexe, il aurait probablement fini par ricochet sur d’autres personnes si ça n’avait pas été moi donc je me dis que … non, il s’est passé quoi en fait? Il s’est fait bousculé? Frapper? Je le retiens, il a l’air excité et garde l’autre à distance. Ils sont tous bourrés, et ça me soule. Ma clope est resté comme par magie dans ma bouche, je sais même pas comment. Je la crache par terre, tant pis. je peux pas parler avec, et mes deux mains sont occupés. Mon épaule se fait alors violemment percuté par le poids d’un des fauteurs de trouble. A la bonne idée de m’interposer moi qui ne suit pas bastonneur en dépit de ma carrure. Je tourne la tête en grognant, énervé. T’es sérieux mec? Il me louche dessus, et je maintiens tant bien que mal le Tanapon à l’écart en m’éloignant avec lui vers la sortie. Qu’est-ce que je bénis mes muscles pour le coup. Tanapon, ça fait un peu pokemon non? On va mettre ça sur le compte de la bière et de la fatigue, ou bien de sa taille et de son caractère qui est passé de chinchidou à ossatueur. Qu’est-ce qui va pas chez lui…je pousse la porte du dos et il m’échappe dehors. “calme-toi…” que je lui demande gentiment, en cherchant une autre cigarette dans mes poches… je sors un paquet écrasé et ferme les yeux. Bien sûr. C’était obligé ça vu comme j’ai reculé contre la porte en sortant… J’en trouve une pas trop dégueulasse et jette le reste dans une poubelle ouverte, l’observant. Il n’a tellement rien à voir avec le type que je croise au boulot. La blouse , ça doit être ça. “T’as du feu?” j’essaie de changer de sujet même si j’ai comme un doute sur le fait que je vais en prendre une. La porte s’ouvre derrière moi et les deux glands de tout à l’heure sortent, le cherchant toujours. Je reste impassible, blasé. Je me masse un peu le nez. Si je dois me battre ce soir, ça va me mettre de travers pour le reste de la nuit et je vais devoir boire ensuite… je vais finir alcoolique, un jour, demain, non on verra le mois prochain. Je regarde Tanapon, puis les types et soupire. il va faire quoi? Se battre ou bien me faire me battre? Ils s'approchent, je m'interpose, les toisant de haut, froidement. Tout le monde le sait, un mec, quand c'est trop crevé c'est con. Faut pas contrarier un con. "J'te le file que si t'as du feu..." que je chuchote sans lâcher le regard du crétin le plus proche. Ils en ont pas? c'est dommage. Si dommage. Je parle du pokemon? Bien sûr pourquoi? c'est pas moi qui torture des gens, faut bien que je l'emmerde un peu. qu'est-ce que j'ai foutu de mon briquet...
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drunk poker face / James
le Lun 1 Juil - 23:48 #
Mao & James
Drunk poker face
TENUE + Ses collègues de l’aile Est l’avaient traîné jusque-là, dans ce night-club, un endroit où ils avaient pris l’habitude de s’y rendre quand ils souhaitaient décompresser. Avec les expériences et leur patience envers les cobayes, les scientifiques ressentaient le besoin de souffler. James ne le niait pas surtout en ce moment avec tout le travail qu’il y avait affaire. Le jeune garçon s’était retrouvé plusieurs fois à porter renfort aux autres ailes par manque de personnel. Cela ne le gênait pas, il aimait rendre service. C’était dans sa nature quand il était sous sa belle personnalité. Si jamais son autre “lui” sortait en ce moment, il aurait envoyé les ordres des supérieurs des autres ailes sur les ronces et sans aucune retenue. Tant pis s’il prenait chaud aux fesses. Cependant, ce petit malin savait parfaitement que son génie était bien trop précieux pour être perdu ! L’organisation l’a toujours gardé précieusement dans leurs rangs, elle lui a même donné l’occasion d’étudier. Ce n’est pas pour le virer après que le jeune homme ait fait des siennes.

Bref, James était d’humeur ce soir à faire la fête avec ses collègues. Il laissa son âme d’enfant de côté pour être au même niveau que ses collègues. Un, deux, puis trois verres, il en fallait peu au petit pour devenir si joyeux. Il rigola et dansa avec son verre à la main sans se préoccupait de ce qu’il se déroulait autour de lui. Ses collègues aussi se trouvèrent dans le moov. Ils décidèrent d’aller chercher la nouvelle commande alcoolisée de James afin que ce dernier puisse profiter de la piste de danse. Mais voilà, à peine le dos tourné, notre jeune scientifique attira la curiosité d’hommes peu fréquentables, des hommes dont la volonté était de se mettre un bon morceau de barbaque sous la dent. Malheureusement pour notre ami, il était la cible parfait. Jeune, d’une beauté enfantine, il lui arrivait d’être l’objet désiré de ses pervers pédophiles. On lui avait même proposé de porter un déguisement d’écolière une fois. Bien évidemment, James a refusé et ça s'était mal terminé pour le demandeur. On le comprendra très bien dans la minute qui suit lorsqu’un l’un des bourreaux décida de se frotter au jeune homme sans vergogne, déposant sa main poisseuse sur l’une de ses cuisses. Suite à ce premier contact, James se braqua de suite, n’osant plus bouger son petit doigt. Que devait-il faire ? Piquer une scène ? Prendre fuite ? Son cœur s'accéléra et la sueur se dégageait de son front. Le stress l’avait complètement envahi, qu’il n’allait pas tarder à tomber dans les pommes. Le scientifique finit par fermer les yeux afin d’essayer de devenir maître de la situation. Il réussit à se dégager de ce gros pervers, mais dès qu’il ouvrit les yeux afin d'apercevoir le visage de son bourreau, ces derniers n’étaient plus envahis par la peur. Ils étaient immergés de haine. - Sale Bâtard ! James cria dans la pièce attirant des regards bien trop curieux sur lui. Le jeune garçon cracha au visage de cet enflure, signe comme quoi une telle ordure devait être traité comme telle ! Il n’en avait pas fini avec lui. Son but ? Le frapper jusqu’à ce qu’il comprenne son erreur. James s’apprêta à le faire jusqu’au moment où il fut plaqué contre un torse fortement musclé. Était-ce aussi l’un des bourreaux ? - T’as pas les couilles d’agir seul ? Laisse moi déglinguer ton pote, fumier. Le jeune scientifique ne mâchait pas ses mots. Il gigota afin que le mec lâche prise. Cependant, ce dernier l’emmena dehors. Il essayait de le calmer là ? En le bloquant ainsi contre lui ? Ce n’était pas la bonne idée ! Surtout que James s’était mis bien en tête qu’il faisait également parti de la bande. Il comprit bien vite que non, quand celui-ci proposa de céder le scientifique en échange du feu après s'être débattu contre eux. - T’es aussi con que ces ordures ? Ou tu le fais exprès ? James regarda l’homme en question et son visage ne lui était pas étranger. L’avait-il déjà vu quelque part ? Peu importe ! Ce dernier était prêt à l’échanger contre une vulgaire flamme. - Alors vous attendez quoi ? Donnez-lui son putain de feu et on jouera ensemble ! Puisqu’apparemment, vous aimez vous taper des petits jeunes bande de gros dégueulasses. James afficha son sourire de diablotin, celui dont on n'aimerait pas apercevoir avant d’aller se coucher.